Les pièges à éviter comme leader

Être un leader n’est pas chose facile. Pour vous accompagner, voici 6 choses à éviter pour obtenir du succès en leadership. Elles sont issues de mes propres expériences et de celles des cadres que j’ai coachés. Certaines peuvent paraître évidentes, mais j’ai souvent vu des cadres qui ne les respectaient pas. Alors inspirez-vous et n’hésitez pas à compléter la liste dans les commentaires et à partager ces recommandations !

1. Arrêter planifier votre travail comme si vous maîtrisez votre environnement.

“Regarder ma planification, j’avais prévu assez de temps pour réaliser la tâche !” – un cadre qui se cherche des excuses !

Vous ne maitrisez pas l’environnement dans lequel vous êtes ! Vous êtes sollicité à gauche et à droite, vous devez “rapidement” faire autre chose, une panne survient et finalement vous ratez le délai fixé ! Pourtant vous aviez planifier le temps qu’il fallait. Alors pourquoi ? car vous savez planifier naïvement votre tâche en osant croire que vous maitrisiez votre environnement. Comme si, soudainement vous étiez seules au monde ! Et pourtant, vous savez bien que c’est faux et que vous êtes souvent solliciter par vos collègues et vos collaborateurs ! Alors arrêtez de planifier vos tâches comme si vous pouviez vous y consacré à 100% cela ne sera jamais le cas !

2. Éviter de refuser ou de dire non sèchement ! 

“Non vous avez autre chose à faire et puis je n’ai pas le temps de vous expliquer !” – un cadre qui ne fait pas son travail.

Refuser ou accepter, faire un choix, voici votre rôle de leader ! C’est uniquement avec ce privilège que vous menez tous les jours vos collaborateurs. Souvent, vous devez refuser des choses, mais refuser n’implique pas d’être dur ou impoli ! Dans la grande majorité du temps vos collaborateurs vont vous demandez des choses sur lesquelles ils ont réfléchi. Ils ont jugé assez pertinent pour le soumettre à votre décision ! Alors refuser sèchement une proposition est une insulte à leur intelligence. Oui, vous devez fixer des priorités, mais la moindre des choses c’est d’expliquer votre refus. Mais parfois le temps presse et nous n’avons pas le temps de rentrer dans de grande explication ! Dans ce cas-là, n’oublier d’expliquer rétrospectivement votre décision et votre comportement auprès des personnes impactées.

3. Si vous êtes indispensable, alors vous êtes un mauvais leader

“Je ne peux pas être malade, si je suis absent personne ne sait ce qu’il doit faire !” – un leader qui n’a rien compris au leadership et aux organisations.

Être un leader sans être indispensable à son organisation est le summum du leadership ! Contrairement à la croyance : ne pas être indispensable, ne veut pas dire être improductif ! C’est bien tout le contraire pour un leader ! Votre rôle ? Rendre vos collaborateurs autonomes et polyvalent ! Ceci afin qu’ils puissent remplir leurs tâches de manière autonome et donc ne plus avoir besoin de vous. Cela vous permet de prendre du recul, de vous instruire, de faire des efforts principaux et d’agir de manière décisive pour votre organisation. De cette manière vous êtes totalement dans votre rôle de leader.

4. Arrêter de cloisonner les informations 

“Ils n’ont pas besoins de le savoir, en plus c’est trop compliqué pour eux !” – un leader qui n’a pas confiance et qui insulte l’intelligence de ses collaborateurs.

En voilà une maladie de leader, le cloisonnement de l’information. Pourquoi ? Car cela vous permet de mieux contrôler vos collaborateurs ? Car “qui détient l’information, détient le pouvoir !” Certes, mais cela nuit gravement au bon fonctionnement de votre organisation et génère beaucoup de “bruit” inutile. Le bruit se nourris d’information ambigüe, et à une influence négative sur la productivité. Vous auriez meilleur temps d’être transparent à l’interne de votre organisation, cela permet à tous d’avoir accès aux dernières informations et de pouvoir s’impliquer à 100%. C’est évident que vous n’allez jamais réussir à faire arrêter toutes les informations périmées ou polluées, mais vous allez pouvoir intégrer plus de personnes et les rendre plus indépendantes. 

5. N’informez pas vos collaborateurs, mais communiquez avec eux ! 

“C’est d’une évidence, je n’ai pas besoin de leurs dire !” – un leader qui ne doit pas prendre beaucoup de temps à communiquer.

Savez-vous la définition de communiquer, selon Larousse ? Transmettre à quelqu’un un savoir. Alors si vous voulez transmettre un savoir, vous devez utiliser des méthodes qui favorise cette transmission. Si votre but est uniquement d’informer vos collaborateurs vous pouvez le faire avec des techniques d’informations, comme un email, un mémo ou coups de téléphone ou une réunion ennuyante ! à contrario, si vous voulez transmettre un savoir vous pouvez utiliser plusieurs méthodes, mais ma préférée est la technique du power talk. C’est très simple, vous devez être aux clairs sur le message clef que vous voulez transmettre. Ensuite, vous dites à vos collaborateurs ce que vous allez leurs dire, vous le dites et vous leurs rappelez ce que vous avez dit ! Comme cela, ils ont entendu au minimum trois fois le message que vous voulez leurs communiquer ! 

6. Prenez du temps pour vous ! 

“Dormir? J’ai dormi seulement 6h depuis 3 jours!” – un leader est dans le déni.

Vous êtes un être humain ! Alors vous avez des besoins, vous ne pouvez pas être sur le pont 24h sur 24h. Vous devez vous trouvez des moyens pour vous détendre. Prendre du temps pour vous, ce n’est pas abandonné votre rôle de leader. C’est plutôt être conscient que pour être performant vous devez être capable de réfléchir et de décider. Pour réussir ces deux tâches, vous devez être reposé et calme, chose impossible si vous n’avez pas dormi depuis longtemps ou que vos nuits sont perturbées par les soucis que vous trainez avec vous ! Alors un leader qui néglige sa santé et son repos, risque de ne pas le rester longtemps !

7. (BONUS) les biens fait de la rétroaction 

Dans cet article, je propose 6 comportements que vous devriez adopter. Pourquoi ceux-ci ne sont pas d’autres ? Car ils sont liés entre eux, c’est-à-dire que si vous adopter plusieurs comportements, une boucle de rétroaction va se créer entre elles. Cette boucle va renforcer encore l’impact de ses attitudes sur vous-même et votre organisation. Si vous planifier vos tâches avec les imprévus (nr°1) vous allez disposer de plus de temps pour communiquer (nr°5), vous détendre (nr°6) et/ou d’expliquer vos décision (nr°2). Dans le même temps, si vous arrêter de cloisonner les informations (nr°4), vous allez éviter d’être indispensable (nr°3) donc, vous libérez du temps, etc, etc. Je pense que vous avez compris !

Mavrik Grangier

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